Méthode sous licence http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/fr/
plan d’abstraction pour les soins et autres pratiques
Je propose ici une méthode d’analyse des pratiques (utilisable dans divers domaines) basée sur la mise en évidence des 3 plans d’abstraction qui sont les suivants :
*Savoir concernant l’acte de soins ( savoir pratique ) le savoir-faire
*Une approche plus abstraite réflexive nécessitant un feed-back soutenu
*Une approche dite méthodologique, mais qui concerne l’aspect épistémologique qui entre dans le cadre des recherches en soins infirmiers.
La différentiation entre analyses qualitatives et quantitatives est délicate car des données qualitatives n’impliquent pas obligatoirement qu’il y ait ensuite une analyse qualitative, on peut étudier en effet ses données avec des outils statistiques par exemple puisque cette science s’est largement développé ces dernières années.
Pour autant, il n’est pas exclu que l’étudiant tente de se situer dans les disciplines qui présentent des données qualitatives ou des données basées sur des actes.
Mais pour aller plus loin, il est essentiel que les étudiants soit conscients, que les techniques de recueils des données qualitatives sont très sensibles, car ces dernières peuvent être totalement faussées par les inductions causées par la synergie existant entre sa personne, l’instrument et l’objet de recherche.
Ceci explique pourquoi, j’invite dans ce cas les personnes formées à se poser quelques questions préalables : est-ce qu’il existe une synergie entre l’étudiant, les instruments utilisés et le sujet de la recherche effectués.
Et là, nous retrouvons les 3 plans proposés ci-dessus, dans le sens ou cette question essentielle se complexifie à mesure que nous traversons les 3 plans présentés, c’est un des avantages de la distinction de ces 3 plans de raisonnement car ils ont chacun des particularités et qui donc nécessitent d’avoir des outils pour les distinguer.
En effet, au niveau pratique , l’interprétation est rendue plus objectivable par des données scientifiques qui s’appuient facilement sur des données quantitatives, ainsi en est-il de la justification du lavage des mains puisque dans ce cas des prélèvements et des études scientifiques viennent justifier telle ou telle pratique.
Au niveau réflexif, la question prend plus d’importance, puisque l’on va s’interroger sur la justesse de son activité réflexive afin qu’au moins on prenne conscience de la synergie que nous avons évoquée plus haut.
Au niveau épistémologique la question devient à la fois plus complexe puisque l’on ajoute une « couche metareflexive » c’est-à-dire une réflexion sur la réflexion. Mais pour autant fidèle à une démarche philosophique cette attitude va mettre en doute la solidité de la méthodologie utilisée afin de l’épurer dans un premier temps afin de partir sur des bases solides.
De plus, il sera intéressant pour l’étudiant de savoir s’il ne « séjourne » pas trop fréquemment dans une ou deux de ces plans de raisonnement.
Ainsi, c’est par cette prise de conscience que j’invite les participants lorsqu’ils sont destinés à poursuivre ensuite des démarches de recherches en soins infirmiers. Ensuite, une méthode qualitative en sciences humaines est éventuellement choisie en fonction des activités à traiter, des phénomènes humains, des faits sociaux, des conduites individuelles ou collectives, des expressions ou communications, des situations ou évènements, etc. Il n’est pas question que l’interprétation soit sans fondement et sans justifications, car dans ce cas, elle ne serait qu’une élucubration.
 
Par exemple de la correction des travaux de fin d’études, on vérifiera au niveau épistémologique :
*Les éléments constitutifs de la méthode utilisée
*L’utilisation des outils de recueil et d’analyse
*Les critères de validité
L’étudiant en soins infirmier doit se confronter à ces différents plans d’abstraction qui ont chacun des particularités et qui donc nécessitent d’avoir des outils pour les distinguer.
Ces plans sont aussi des axes de réflexion, mais il en existe d’autres:  relatif—absolu,  cause-fin, bénéfice-risque. Nous tenterons d’ aller plus loin dans un prochain article et nous verrons qu’on peut résumer à trois axes cette démarche que je propose en formation.
Nous verrons aussi qu’il conviendrait mieux d’écrire: plan épistémologique===plan réflexif===plan pratique.
Enfin cet outil peut s’appliquer à différents domaines.

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