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Les professionnels de la formation s’interrogent sur la transmission du savoir. Le sujet est vaste et j’y reviendrai souvent, mais depuis certaines études faites en psychologie, on y voir un peu plus clair.
En fait comme souvent, on pouvait s’imaginer un concept avant de le préciser scientifiquement. Pour ce sujet, on sait depuis longtemps que les apprentissages sont soit formels soit informels, toutes classifications sont limitantes, mais tout comme l’analogie et d’autres techniques, elle permet d’aller plus loin.
L’apprentissage formel concerne la dispensation du savoir avec des contenus formalisés cours classique avec des contenus qui transmettent un savoir à apprendre. Les contenus informels échappent à la transmission par les moyens formels ; je reprends l’exemple de la mère qui transmet une recette de cuisine à sa fille ( je ne parle pas de théorie du genre…) , elle décrit une recette écrite (la forme) et elle transmet des notions non écrites un savoir-faire non-formel.
J’avais souligné dans un article précédent l’importance de cet exemple que j’avais glané en écoutant un podcast du collège supérieur    ( cour de Jean Noël Dumont lien vers audio chapitré ).
Qu’en est-il pour la transmission du savoir pour les soignants bien que cela soit aussi valable pour les autres corporations.
Si on traite en tant que formateur la question comment rentrer dans une chambre pour établir un contact adapté à une relation de soin ? On peut faire une formation en amphi ou autres formations ex-situ mais une partie de la transmission du savoir est limité par le canal de communication qui ne prend pas en compte les non-dits , les attitudes difficilement « explicables » car il s’agit de connaissance implicites ( l’étymologie nous vient en aide par le préfixe ex et le radical plier).
La question est donc comment transmettre ou expliciter, comment déplier ce savoir difficilement explicable ?
L’idée est que ce savoir accumulé par l’expérience est, à l’origine, replié et le rôle du tuteur est de déplier (du latin plico).
J’ai émis l’idée des trois plans d’abstraction pour « déplier » les activités cognitives du soignant et du formé pendant le geste de soin. Cette approche sera approfondie plus tard.
Les outils tice bien employés permettent au moins de s’interroger sur ces connaissances implicites (simulation, technique du questionnement, de l’analogie, de la mise en forme…). En fait, tous ces outils permettent de déplier le savoir d’un formateur et parfois ces connaissances sont bien pliés voire verrouillés ou inconscientes.
Le premier travail de transmission se fait chez le formateur par la prise de conscience des apprentissages implicites.
En fait pour utiliser une autre analogie, le corpus de connaissance est un iceberg qui tient sa stabilité par la partie immergée. Cette partie est difficilement « transmissible » avec les outils formels. A suivre…
Pour aller plus loin
magazine sciences humaines N° 257 page 56
« l‘entretien d’explicitation » , « Explicitation et phénoménologie » Pierre Vermesch
Site explicit-formation
 

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