Améliorer la démarche qualité/risques dans le médico-social et le sanitaire

Premier article d’une série consacrée à la méthodologie pour porter des projets innovants: Améliorer la démarche qualité/risques dans le médico-social et le sanitaire.
L’auteur de cet article recherche un poste de qualiticien ou de chargé de mission dans le domaine de l’innovation.

Améliorer la démarche qualité/risques dans le médico-social et le sanitaire. Étayage de la démarche.

 

Contexte

En avril 1999, les textes mettant en place la réforme de la tarification dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ont introduit une formalisation systématique des démarches d’amélioration continue de la qualité. La vague des évaluations externes s’est terminée pour la majorité des établissements le 2 février 2015 sans que l’on dispose actuellement d’une analyse solide et fiable des conclusions de ces évaluations émanant des autorités de tutelle. Une étude de l’IGAS a porté cependant sur la méthodologie des évaluations -1-.
Nous avons participé à ces évaluations externes en tant qu’évaluateur et coordinateur d’évaluation. Cette expérience très enrichissante, nous a permis d’apprécier l’activité des établissements concernant l’approche transversale de la qualité et la gestion des risques. Nous avons pu observer aussi la difficulté à mener cette démarche. Il nous semblait intéressant de travailler sur des outils pour faciliter la démarche qualité et la gestion des risques. Pour cela il fallait connaître le contexte, les freins internes et externes, les objectifs et plus généralement les caractéristiques et le contexte concerné. On a vu l’émergence de nouveaux besoins pour les population fragiles, dû à l’augmentation de l’espérance de vie et l’augmentation du nombre de personnes âgées. Ainsi l’offre de santé des établissements et services médico-sociaux doit s’adapter. Leurs missions sont connues et explicitées dans les textes législatifs et règlementaires.
Dans les années 1990, la réforme hospitalière instaure la mise en place de l’évaluation médicale dans le secteur sanitaire avec l’ANDEM, les ordonnances d’avril 1996 renforcent le dispositif avec la création de L’ANAES et l’obligation « d’assurer l’amélioration de la qualité et la sécurité des soins externe d’évaluation dénommée certification ». La loi de 2002 intitulée « rénovation de l’action sociale et médicosociale » a opéré une sorte d’actualisation pour tenir compte des évolutions du secteur et des changements à l’œuvre dans la société. La description des prestations offertes et les ressources mobilisées sont devenues obligatoires avec les réformes en matière d’autorisation, de contractualisation ou encore d’évaluation.
1 Rapport IGAS www.igas.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_2016-113R_.pdf (dernière visite le 28 aout 2017)

L’impératif de qualité présent dans la loi du 2 janvier 2002 est parfois compris avec le filtre des représentations individuelles et collectives, soit comme une tentative de « modélisation » d’un métier, soit comme un surcouche d’activités chronophage, jusqu’à devenir pour certains inefficace voire inutile. La loi du 2 janvier 2002 impose de mettre en place un certain nombre d’outils (projet d’établissement et de soins, contrat de séjour, charte, livret d’accueil…) ainsi que les évaluation internes et externes selon un calendrier piloté par les recommandations de l’ANESM. Les directeurs d’établissement font donc face à ces exigences dans un milieu complexe. L’objectivation de l’activité et des services rendus aux personnes âgées restent une difficulté faute d’outils pertinents. Les cadres d’établissement sont assujettis à comprendre la complexité de leur action. De plus, ils ne connaissent leurs structures que par des représentations qu’ils construisent en tentant de donner un sens à la dynamique qu’ils constatent dans leurs approches et autour d’eux. Principalement, il convient d’être vigilant sur la singularité dans la relation particulière et complexe qui prévaut lors de l’accompagnement de sujets en situation de souffrance ou de dépendance qu’elle soit pathologique ou qu’elle concerne un bien-être que l’on peut toujours améliorer. On focalise parfois sur des besoins émergents qui proposent une amélioration d’une pathologie plus ou moins urgente.
Les autorités de tutelle demandent une vision plus large de ces besoins ainsi que du parcours de vie de la personne accompagné alors que naturellement les responsables d’établissement resserrent leur approche sur les problématiques de leur structure. L’approche qualité du projet institutionnel est associée une éthique singulière du champ médico-social. De plus, il convient de réfléchir en permanence aux valeurs proposées aux usagers, aux familles, équipes, des partenaires ou des autorités de contrôle.

Objectifs

Il faut en effet rectifier en permanence son action pour améliorer les prestations et de prévenir le risque au niveau pratique jusqu’aux considérations idéologiques. Il ne faut pas oublier le besoin de sens dont les salariés sont friands. Certains se posent la question de la cohérence entre les actes qu’ils dispensent et les écarts qu’ils constatent soit par rapport à une norme soit par rapport à des exigences morales qui relèvent de la conscience professionnelle. Au plan éthique ainsi qu’au niveau pratique, doit s’ajouter une dimension méthodologique avec la nécessite de pouvoir communiquer ces approches aux acteurs en présence. Tout cela nécessite une approche en surplomb nourrit par les chercheurs de différentes disciplines. La conformité à des normes intrinsèques venant du secteur marchand peut entraîner une normalisation rigide et paralysante pour les usagers et les professionnels qui peut être déconnecté des besoins et des attentes du destinataire.
Il faut aussi intégrer le principe de l’amélioration continue, avec la « satisfaction du client », en plaçant « l’usager au centre du dispositif ». On peut utiliser « les bonnes pratiques » comme une normalisation standardisée parfois creuse qui peut satisfaire les exigences des autorités de contrôle mais restent parfois dénuées de sens notamment pour les professionnels. Le secteur médico-social est un des derniers à faire une nouvelle place concernant la participation et la transparence en faisant émerger une nouvelle « citoyenneté » et en protégeant les usagers. Nous touchons là à l’éthique avec la notion de vulnérabilité. Mais placer l’usager au centre de la démarche conduit dès lors à concevoir la qualité comme une notion subjective et évolutive, en permanence liée aux besoins individuels    ( projets personnalisés) obligeant l’institution à gérer parfois dans l’urgence les écarts et fluctuations entre les besoins attendus et les besoins ressentis car si l’action sociale et médico-sociale présente une particularité, elle réside bien dans le fait que « par opposition à la production marchande, l’acte de prestation d’un service suppose que l’usager soit nécessairement coproducteur » (Chauvière, Godbout).

Améliorer la démarche qualité/risques dans le médico-social et le sanitaire. Approche centrée sur la personne dans le médico-social et le sanitaire
Approche centrée sur la personne

Les méthodes agiles peuvent être envisagées, elles constituent une approche particulière qui sera envisagée ultérieurement.

Complexité

Dans les actions, l’imprévisibilité accompagne la complexité obligeant une « co-création » et une innovation dans les prestations souvent difficiles à définir mais qui doivent au regard des familles concernées, satisfaire de toute façon les résidents. Selon l’adage la qualité c’est « écrire ce que l’on fait, faire ce qu’on a écrit et le prouver », il est difficile de concilier ces exigences sans une dose d’innovation. Pour autant « sortir du cadre » comme l’exige l’innovation (notion de « bissociation » d’Arthur Koestler) n’est pas une activité qui va de soi pour les cadres affairés à leurs tâches quotidiennes. La conception de la qualité repose ici sur la mobilisation des ressources de tout un chacun, évoluant chemin faisant par une concertation en temps réel avec les équipes et les usagers. L’autonomie des professionnels doit alors être pensée comme principe de base de l’organisation institutionnelle. L’efficacité des actions menées doit être accompagnée par une approche plus abstraite qui concerne les dimensions éthiques et méthodologiques. Aristote et saint Thomas d’Aquin ont précisé la notion de subsidiarité qui consiste à donner à chaque échelon d’une organisation toute l’autonomie qu’il est en mesure d’assumer, et l’échelon supérieur n’intervenant que pour accomplir ce qui ne peut l’être par l’échelon inférieur. « Autant de liberté que possible, autant d’autorité que nécessaire » (père Taparelli).
Encore faut-il au moyen d’outils pertinents de collecte, de synthèse et de décision, assurer des retours d’expérience formalisés (RETEX) et ciblés vers les responsables du pilotage mais aussi pouvoir déterminer « qui peut faire quoi ». Les actions et plans d’actions doivent répondre de manière pertinente à ce défi. Comme le souligne Jean-Louis Le Moigne, il faut permettre « l’émergence plausible du nouveau » dans l’équilibre de la formalisation et invention, dans une responsabilité élargie respectant le « bien commun ». Les directeurs d’établissement doivent donc rendre lisible une démarche participative et réaliste sans s’enfermer dans des schémas traditionnels en apparence rassurants mais inadéquats au regard du sens réel qui fonde l’action. Face aux changements, les professionnels en arrive à gérer parfois en « autoréférence » dans des contextes complexes et instables des procédures alternatives ou de s’enfermer dans des automatismes non appropriés. Une des manières de répondre est de donner une responsabilité et de garantir une participation assistée et motivante. Actuellement les notions de « qualité adaptative » donnent une large place au principe de subsidiarité et à la responsabilisation des acteurs. Cette vision s’enrichit d’une prise en compte du concept de « développement durable » et de la dimension éthique. Cet approche « en marchant » est devenu un leit-motif des penseurs de la complexité qui ont promu le poème de Machado dans leurs écrits.

Poème de Machado

LE CHEMIN SE FAIT EN MARCHANT

Voyageur, les traces de tes pas
sont le chemin, c’est tout
Il n’y a pas de chemin
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand on tourne les yeux en arrière
On voit le sentier que jamais on ne doit à nouveau fouler
Voyageur, il n’est pas de chemin
Rien que sillages sur la mer.

Traduction de Sylvie LEGER et Bernard SESE.

S’il était nécessaire de mettre en évidence cette situation complexe en ESSMS, nous pourrons souligner les plans qui sont en présence et l’importance des interactions. Tout en indiquant une trajectoire le management doit être assez souple pour intégrer les changements et l’imprévisibilité. La prise en compte de cette dimension a été facilitée par l’aide précieuse de Walter Baets et Dominique Génelot. Il en va de même pour les outils qui doivent s’adapter. Il en découle de toutes ces constatations que les outils qui apportent un bénéfice dans la conduite de la démarche qualité et la gestion des risques sont un champ de recherche prometteur. Les recherches dans ce domaine sont nombreuses. Pour autant la question n’est-elle pas de savoir s’ils sont utiles mais plutôt à quelles conditions ils le sont ? Nous nous sommes donc intéressé à ces caractéristiques. Ensuite « chemin faisant », nous avons parcouru les phases d’élaboration de 2 outils et d’une prestation de conseil jusqu’à la diffusion prochaine de ces outils.
Il nous a donc semblé utile de concevoir les apports éventuels que suscite les consultants armés de quelques outils en ce qui concerne la démarche qualité et la gestion des risques. Devant ces défis que doivent relever les directeurs d’établissement il existe aussi la possibilité de s’adjoindre les services d’un consultant externe à l’établissement qui pourra utiliser des outils adaptés. Les outils se comportent comme des éléments qui facilitent une démarche à l’intérieur d’un système en interaction. Les outils proposés doivent être replacés dans un cadre de management qui organise le pilotage et la décision. Ils doivent aussi obéir à des caractéristiques afin d’apporter un bénéfice par rapport aux investissements nécessaires. Notamment leur flexibilité permettre d’y intégrer des outils spécifiques, par exemple la plateforme intranet pourra être le support de la méthode QQOQCCP ou le PDCA, de même pour les autres outils présentés. Nous précisons que la méthode pédagogique que nous proposons n’est pas une reprise de la méthode QQOQCP.

Le questionnement afin d’améliorer la démarche qualité/risques dans le médico-social et plus

Deux questions traversent ce travail de 130 pages sur les outils facilitant la démarche qualité et la gestion des risques: d’abord en quoi les outils proposés sont nécessaires pour améliorer la qualité ? Ensuite quels sont les caractéristiques pour que ces outils soient adaptés . Pour répondre à la première question, il faut considérer que le contexte des entreprises se caractérise par la complexité en particulier dans le domaine médico-social. Les directeurs doivent donc connaître les composantes qui sont déterminantes afin de piloter les actions, de réagir et de décider. Pour autant nous avons constaté que la notion de pilotage est peu développée car l’activité des cadres d’établissement est tournée pour l’essentiel vers la régulation quotidienne au détriment de la prise de recul et de l’anticipation. La notion d’objectif reste souvent floue, il convient de les clarifier. La délégation de pouvoir est parfois limitée ou mal partagée. Les cadres ont du mal à distinguer les orientations stratégiques par rapport aux objectifs qui sont précis et détaillés. De plus il convient de traduire les recommandations après avoir réalisé une veille informative. Pour répondre à la deuxième question qui concerne les caractéristiques que doivent posséder les outils pour en faire des outils opérationnel, il faut déterminer ces variables. Ainsi les outils doivent être utilisables, utiles et utilisés. Ils doivent aussi répondre à des objectifs qui ne sont pas standardisés mais réalisé en fonction du contexte et des besoins. L’utilisation doit être simplifiée et formalisée de façon à s’adapter aux utilisateurs. En résumé les outils doivent être un support de réflexion, de décision et d’action. Ce cadre relève de la complexité, pour plusieurs raisons on peut s’attarder sur les apports d’un consultant externe pouvant proposer des outils adaptés aux besoins de la structure. Ces outils proposés dans le devoir précisent une méthode de questionnement pour les professionnels et un extranet pour divers établissements. Le troisième outil concerne l’intervention de conseil.
Dans un autre chapitre nous nous attarderons sur le chemin qui mène à la construction d’outils, cette approche est utilisable dans d’autres domaines que la santé.
Que certains nous pardonnent notre intérêt pour étayer ce travail par les sciences humaines d’autres nous en seront reconnaissant. En effet dans la suite du travail, une revue documentaires nous permettra de parcourir les études sur les différents outils que nous avons élaborés. Comment construire sur du sable alors que tant d’auteurs de référence peuvent présentés ou proposer des études complémentaires.
Bibliographie et notions non exhaustives étudiés hors ouvrages cités Auteurs Œuvres ou notions
Auteur Notions/ouvrages
Socrate Questionnement socratique
Platon Monde sensible/des idées
Aristote Système des 4 causes L’organon Les catégories
Descartes Discours de la méthode
Montaigne Le savoir septique
Hume Critique de l’activité raisonnable
Kant Penser la pensée
Hegel La dialectique Réunification théorie pratique
Husserl Sciences des idées des phénomènes
Bachelard 1938 la formation de l’esprit scientifique et la psychanalyse du feu-Obstacles épistémologique, marche progressive vers l’abstraction, science et poésie.
Popper Contre les systèmes scientifiques
Deleuze et Dérida L’art du concept
Alain Giré Théorie ouverte des systèmes
Ecole de Palo Alto, MRI Watzlawick, Weakland, Johnson, Von Bertalanffy, Nardone… Constructivisme, Management et communication, thérapies brèves.
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Thierry Durbec recherche un poste de qualiticien ou de chargé de mission dans le domaine de l’innovation

Envisager la complexité en distinguant la présentation des actions et leurs représentations

Managers, qualiticiens, soignants, au delà de l’incompréhension.

 

Comment innover sous contraintes?

Mesurer l’innovation ou presque.

Dans une entreprise , un établissement ou autre organisme, il faut une juste mesure entre exploitation ( développement des ressources existantes) et exploration ( innovation).

Retrouver les éléments qui contribuent à l’invention et à l’innovation est une quête pour les psychologues ( Steven Johnson…). Au delà, des chercheurs en psychologie, les mathématiciens ( Stuart Kaufmann-théorie de la complexité, …) , les philosophes (Bachelard Epistémologie, Althusser…) se sont penchés sur ce sujet ambitieux.

Dans cet article, nous vous présenterons quelques modestes idées. En effet, si l’on consulte les théories acceptées sur la créativité, nous constatons qu’elle peut être mise en corrélation avec la théorie des contraintes.

L’hypothèse de départ est de considérer les contraintes comme ressort à l’invention et à l’innovation sous conditions.

Cette idée à germer en jouant au jeu « tech’it » qui ambitionne de faciliter la création dans les entreprise notamment.

Les créateurs sous contraintes

Ces ingrédients sont nombreux pour autant, si on se réfère à la créativité, ils constituent tous des contraintes innovantes. La tension provoquée par ces termes à priori antinomiques, s’explique par le champ infinie que l’imagination ( définit parfois comme la folle du logis) est potentialisée aussi par les ressources du réel. Il en résulte donc que le créateur est perdu dans ce champ des possibles, d’où l’idée de contraindre ou de restreindre le créateur.

L’écrivain Georges Pérec dans « la disparition » s’astreint à ne pas utiliser de « e » comme dans d’autres lipogrammes, et les exemples dans l’art notamment sont légion.

Une expérience a été faite. 1 :On a présenté à des étudiants une énigme, celle d’un chirurgien qui doit détruire une tumeur cérébrale profonde, sans employer ( contraintes) toute la puissance de son laser sous peine de nuire aux tissus intermédiaires. Quelle solutions a-t-il ? Réponse : utiliser plusieurs faisceaux de moindre puissance convergents ( 10 % des étudiants retrouvent la réponse). 2 : Ensuite on prend d’autres étudiants et on fait précéder l’énigme du chirurgien par celle ci : Un général doit assiéger une forteresse, mais une armée suffisante pour vaincre la forteresse serait retenue par l’étroitesse de la rue principale de la ville. Que doit-il faire ? 3 Réponse : fragmenter l’armée en petits groupes, on donne la réponse aux étudiants, cette fois-ci 20 % trouvent la réponse et 75 % si on les informe qu’il existe un rapport entre les deux histoires…

Quel est un des points communs dans ces expériences créatives. Comment faciliter la création en s’appuyant sur les sept idées clefs sur l’innovation de Steven Johnson dans son livre « Where good ideas comme from » que je résume ci-dessous (et ensuite comment les représenter ?):

-le possible adjacent ( recombinaisons d’éléments existants)

-le réseau liquide ( environnement favorable à l’innovation)

-The « slow hunch » (lente intuition) Les idées recombinées « maturent » pendant un temps long.

-la sérenpidité (une idée nouvelles remet en cause les idées établies.

-l’erreur

-l’exaptation (changement de fonction de l’organe).

-La plateforme ( écosystème facilitant la pullulation d’idées, ex :la musique classique bride, le jazz ouvre la voie à l’interprétation).

Confirmation par les neurosciences

Lionel Naccache, neurologue, à Graham Wallas « The art of Thought » 1926 et Jacques Hadamard mathématicien et psychologue français ( croisement disciplinaire intéressant) ont réalisé des études brillantes. Il existe dans la création , un schéma en quatre temps. une période de préparation, d’incubation, d’ illumination, de finition. Lionel Nacache explique « Quand on cherche une solution compliquée ( cf théorie de la complexité mathématiques, E. Morin) à un problème difficile, il faut donc déterminer, consciemment, le jeu de contraintes qu’elle doit satisfaire et ensuite s’en « remettre » à notre fonctionnement inconscient, capable de fourmiller dans tous les sens en générant une grande diversité de représentations ».

Représenter la création

Le schéma de l’arc des contraintes innovantes ( sous licence CC : https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/fr/)

Si l’on considère les contraintes comme un arc de cercle, on peut déterminer la corde et la longueur de la solution créative. Pourquoi s’intéresser à ces deux éléments :

-il existe une corrélation entre ces deux variables ( mesure de l’arc ou de la corde et longueur). Des questions surgissent alors. Ces longueurs sont-elles corrélées et jusqu’à quels points ? Etc

-Il semble que plus la contrainte est importante plus la longueur s’accroît mais jusqu’à quel point et dans quelles conditions.

-dans ce cas il existerait une contrainte optimale ( ou la longueur du segment de droite est le plus long) avant que la contrainte devienne trop forte est la mesure relevé avec le rapporteur soit nulle et donc la solution créative impossible, voire même contraire à la création ( résultats négatifs)).

-Il existe des moments propices aux contraintes suggérés et à l’absence de contraintes

-Nous avons représenté une contrainte, en fait il en existe souvent plusieurs qui doivent interagir, qu’elles se nomment conditions, variables… elles restent des contraintes.

Etc (d’autres conclusions peuvent être déduite de cette représentation et des suivantes).

Nous avons donc ci-dessus les autres éléments :

-Le créateur est déterminé par des contraintes internes (1)

-Nous avons vu les possibilités infinies qui se présentent (2)

-Il existe plusieurs contraintes créatives (3)

-Il existe une solutions optimale ?

-Cette solution peut être formulée ?

Les auteurs de cet article demandent à ceux qui en auront l’usage de les avertir, ils seront heureux de participer aux éventuels développements. Auteur Thierry Durbec et Nicolas Durbec.

Les outils pour la démarche qualité au 4 septembre 2016

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Important : Autant dire immédiatement que nous ne cherchons pas expressément à utiliser ces outils. Ils le seront uniquement sous conditions. Il faut qu’ils soient adaptés à la situation et qu’ils ne soient pas trop chronophage au regard de la plus-value attendue ( éléments difficle à apprécier). Ils sont aussi adaptables, mais un stage de six mois ne pourrait pas être le théâtre d’utilisation de tous ces outils. Il faudra choisir mais choisir c’est renoncer.

Nous allons décrire ces outils ils sont non seulement complets, cohérents, interopérables mais aussi augmentatifs entre eux.. Ces outils , ont fait l’objet de tests de validité. Ci-dessous une présentation  des outils qui peuvent être utilisés sur les supports numériques PC, Mac, tablettes,smartfones.

Certains outils sont inédits ( cartographie d’analyse, plateforme internet, méthode des plans d’abstraction) d’autres le sont par l’utilisation  des outils cités précédemment ( formations ciblées, expertises guidées). La feuille de mission et le recueil des données tiennent leurs originalités par leurs contenus.

 

La cartographie d’analyse

C’est un outil de communication qui résume les principaux éléments et concept de la démarche d’amélioration continue. Il représente le parcours et les liens qui doivent exister entre les pratiques et les bonnes pratiques. Il existe toujours des discontinuités, des interruptions, des écarts entre ces deux pôles que sont « Pratiques » et « Bonnes pratiques ». Les icônes représente les interfaces entre ces deux pôles: formation, ressources, organisation, liens internes, externes, pratiques, évaluations, améliorations, culture qualité…Cet outil peut être un support de communication dans les réunions qualité et dans d’autres circonstances.

Il est singulier à chaque structure; il est présenté avec des voyants de couleur pour faciliter la décision.

Plateforme intranet/extranet

C’est un support en ligne construit en fonction des besoins et rapidement modifiable. Il est basé sur une application open source qui comporte 40 000 extensions que l’on peut intégrer. Mieux vaut donc  déterminer les besoins au lieu de partir des limites de cette application. En fait c’est souvent les extensions qui donnent des idées de développement. Ces extensions sont par exemple e-learning, contenus multimédias, communauté interne en ligne, outils de présentation ( graphe,  données décisionnelles…), forum de discussion… Donc bien plus de possibilités que l’on peut installer rapidement  en cas de besoin. Une utilisation des « framework » est accordée qui ajoutent encore plus de possibilités de configuration.

Cette plateforme dans certaines rubriques utilise la présentation PEA ( prestation_évaluation-améliorations), présente aussi dans la CA. On s’interroge sur la prestation ou l’acte, la pratique…puis sur la manière utilisée pour l’évaluer et enfin sur l’amélioration apportée ou prévue.

La plateforme utilise des formats et fichiers  divers qu’autorise internet dans des domaines comme information, échange ( forum inter …) échanges sécurisées, formation, alerte, planning, projet… avec des formats comme les images, les sons ( réunions…), vidéos ( analyse des pratiques, formation), contenus de formation ( e-learning et blended learning, cours inversés…présentation), archives…. Nous ne pouvons citer les contenants et contenus possibles, la liste augmente régulièrement mais l’important est de répondre aux besoins avant tout. Dans cet optique les extensions, les configurations  et les fichiers utilisables par la plateforme pour adapter le contenant et le contenu ne constituent pas une limite car ils sont très nombreux.

Méthode des plans d’abstraction

C’est une méthode didactique de questionnement utilisable dans le domaine de l’audit, de la formation et dans d’autres secteurs.

Elle consiste à parcourir des plans déterminer par des questions qui s’organise par degré d’abstraction. trois plans suffisent souvent mais le concept peut être différent de celui d’abstraction: particulier/universel, simple/complexe etc.

C’est un outil simple déjà utilisé dans le tutorat d’élèves infirmiers.

Il donne des réflexe de questionnement aux praticiens, et oblige les utilisateurs à une réflexion méthodique.

Du concret à l’abstrait les questionnements sont: comment réalisés vous l’acte? pourquoi de cette façon? Avec quels critères? Pourquoi ces critères là?

Cette méthode utilise le concept d’abstarction mais peut utiliser d’autres concepts simple/complexe, particulier/universel etc. D’autres part on peut envisager dans l’abstraction des plans supplémentaires mais 3 suffisent habituellement dans la formation et l’audit (sachant que d’autres domaines peuvent en bénéficier méthodologie, rédaction,..). Toutes les discipline ou il convient de penser et de créer. Cet outil pourrait sembler ambitieux, il nous a suffit pourtant de se hisser sur les épaules des géants pendant 5 ans.

Les formations ciblées

Elles établissent des liens le plus souvent entre les audits et les plans de formations. En interaction avec les autres outils un audit décisionnel est établit sur la plateforme intranet/extranet qui permet d’adaper le contenu et le contenant des formations futures.

L’expertise guidée

Armé des autres outils, notamment la méthode des plans d’abstraction, l’expert ( IDEC de l’établissement, consultant…) collabore avec le praticien pour améliorer les pratiques. C’est une méthode mais aussi un espace de créativité ( cf les conception de Michel Serre sur la penséé  » Le gaucher boiteux »).

Feuille de mission

Un outil souvent utilisé qui permet de préciser le contenu, les conditions et les objectifs de la mission qualité. Elle est appellé fiche de poste en cas de salariat.

Collectes mobile des données.

C’est une activité aidée par un support mobile pour collecter les données sur le terrain. Ensuite les étapes seront le traitement des données/analyse des données/présentation ergonomique des données / modification et suivi des données. Au 19 décembre 2016, cette collecte a été pensé notamment avec un QR code qui donne accés à un formulaire dont les résultats alimentent la base de données de la plateforme intranet.

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capture-outils-tabletteLa cartographie d’analyse

Proposition missiaconseil

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Ces outils sont sous licence et déposés à l’INPI

 

 

 

EHPAD, ESMS: mutualisation et externalisation de prestations, une opportunité à saisir.

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Des publications des acteurs locaux (ARS , ANESM, ANAP…) soulignent les avantages de la mutualisation et de l’externalisation. Comment simplifier ces projets?

A l’heure des regroupements entre établissements et des GHT. La mise en place d’un projet SI (systèmes informatiques) nécessite souvent la constitution d’un binôme composé d’un profil technique capable de porter les exigences techniques (de sécurité, interopérabilité, robustesse, évolutivité…) et d’un profil métier capable de traduire les besoins des métiers en exigences fonctionnelles.

La formation de nos experts vous permet d’externaliser l’ensemble de ces compétences.

Un dispositif de pilotage efficace est indispensable, c’est pourquoi nos experts possèdent une expertise dans le domaine de la gestion de projets. Par exemple  la plateforme dédiée à votre structure comporte la possibilité de gérer l’amélioration continue de la qualité en mode projet.

L’établissement peut aussi s’appuyer sur les compétences des autorités régionales et des organisme d’aide comme l’ANAP. D’ailleurs des publications de « monhopitalnumérique.fr » soulignent les avantages de la mutualisation et de l’externalisation.

Pour preuve lisez ces articles.

http://www.monhopitalnumerique.fr/publication/195-comprendre-les-enjeux-et-opportunites-de-la-mutualisation-et-l-externalisation-du-systeme-d-information/87-definir-le-projet

http://www.monhopitalnumerique.fr/publication/681-systemes-d-information-dans-le-secteur-medico-social-retours-d-experience-et-grands-enseignements/1384-les-bonnes-pratiques-de-mise-en-oeuvre-d-un-projet-de-si-dans-le-champ-medico%E2%80%91social

Nous sommes satisfait à imaginor.org et missiaconseil que ces publications confirment nos intuitions que nous avons développés depuis 3 ans. Insérés dans le monde médico-social, dans les champs de l’audit et de la formation, vous pouvez être assurés de notre à propos quant au conseils que l’on vous apportera.

Le rapprochement entre structures permet d’optimiser les moyens humains et de faire des économies substantielles sur la maîtrise de projet et sur les coûts.

 Les acteurs locaux (CG, ARS, GCS régional…) sont intéressés par les liens entre établissements , pour preuve notamment une rubrique entière consacrée à l’ouverture des établissements dans les évaluations et certifications. Ces acteurs locaux peuvent permettre le lien et la mise à disposition de connaissances et d’experts.

« (accompagner pour) ÉVALUER EN EHPAD »

Les « plus » sur la région PACA: un réseau d’experts couvrant l’ensemble des besoins des cadres d’EHPAD, un réseau de directeurs adhérents, des formations-audits adaptés à vos besoins pour un transfert efficace sur le terrain.

Nous vous proposons :

  • De conduire la démarche continue d’amélioration de la qualité et la gestion des risques de votre établissement.
  • De permettre une intervention extérieure qui facilite le changement tout en s’appuyant sur des ressources internes qui seront référents dans la structure suite à une formation.
  • De vous aider par un support réactif et de rejoindre une communauté d’experts grâce à une plate-forme intranet.
  • De permettre à vos équipes d’harmoniser leurs démarches.
  • De pouvoir enfin traduire les bonnes pratiques recommandées par les autorités de tutelle en pratiques et habitudes sur le terrain.
  • De vous apporter une aide méthodologique et technique à la rédaction de vos documents (protocoles, imprimés, projets, rapports…).
  • De vous aider à la préparation de vos évaluations externes et de vous conseiller notamment sur le plan de formation afin qu’il soit cohérent avec l’audit de l’établissement.
  • De vous conseiller notamment dans le choix de vos futurs outils informatiques. Pour nous, être proche du terrain n’est pas un vain mot, rencontrez-nous.

Des outils pour les travaux de recherche

Première initiative, motivée par l’expression des attentes et besoins concrets des doctorants, l’école d’été doctorale EED Unistra 2015 a pour objectif de donner, en une semaine, aux doctorants en sciences humaines et sociales de fin de 1ère année (et au-delà), un ensemble construit d?outils transversaux, théoriques, méthodologiques et techniques, destinés à faciliter leur parcours doctoral.

Lien vers la conférence

Méthode des plans d’abstraction et cartographie d'analyse

L’analyse par les plans d’abstraction comprend désormais la méthode des plans abstraction et la cartographie d’analyse. Elle proposera bientôt la carte d’orientation de la démarche qualité en EHPAD. L’APA est un outil de questionnement, la cartographie d’analyse propose de symboliser les processus d’une problématique. L’APA a été utilisé dans la formation, les applications sont nombreuses. Ce concept sous licence est déjà appliqué dans la démarche qualité dans les établissements sociaux ou médico-sociaux.Contact www.ktau.org

 

Pour utiliser la métaphore de la cartographie:

L’analyse par les plans d’abstraction est un outil de questionnement–> une boussole.

La cartographie d’analyse est une carte symbolique de la problématique étudié –> une carte symbolique.

La carte d’orientation est une carte analysé avec la méthode des plans d’abstraction.