Envisager la complexité en distinguant la présentation des actions et leur représentation

 


Les chercheurs qui inspirent certaines conférences de consensus et autres groupes de réflexion visent à construire une représentation abstraite permettant d’expliquer conceptuellement les objets ou événements à distance. Il en va de même de l’approche des qualiticiens concentrés sur une approche par concepts qui inévitablement vont se trouver en tension face aux praticiens. Ces professionnels se retrouvent devant l’opposition que Bourdieu a montré entre un point de vue pragmatique et scolastique en termes de communication et entre la présentation de l’action et sa représentation. Pour autant, il nous paraissait intéressant de développer cette attitude qui englobe une attitude de praticien et de qualiticien.
Pourtant les exigences de l’audit, de la formation et l’exigence universitaire risquent de ne pas se conjuguer dans les récits identifiés sous l’étiquette de « sémantique de l’intelligibilité de l’action ». Le discrédit entre les praticiens et chercheurs peut se poursuivre. Au moment où l’argent devient rare, peut-on subventionner des recherches qui ne servent pas aux pratiques ?

Une écologie de l’esprit
Nous sommes donc nourris par l’idée que la rationalité scientifique est la seule forme qui nous permet d’appréhender la réalité de manière objective. Thomas Kuhn a mis en avant la notion de structure imaginaire construit avec par les époques de l’histoire quant avant lui Gaston Bachelard parlait de discours de circonstances. Les paradigmes sont des visions du monde qui changent au gré des époques marqués par le vécu par les hommes. Par conséquent comment considérer que le manager évite cet expérience de pensée. La façon de voir les organisations ou d’imaginer des fonctionnements serait sujette à ce biais de raisonnement auquel il faut ajouter une difficulté naturelle à élargir sa vision et à s’extraire de l’environnement des établissements pour mieux y revenir. C’est dans cette optique que le consultant extérieur peut apporter une plus-value.

L’approche de la complexité ouvre des perspectives
La complexité est devenue une notion incontournable dans le management des structures sanitaires et médico-sociales. Par le changement de raisonnement qu’elle suppose, elle permet d’envisager la problématique des établissements de santé sous des logiques différentes et proposent donc des solutions différentes. La complexité ne cesse de croître, d’autant plus que les exigences des autorités de tutelle augmentent et donc que les contraintes qui pèsent sur les acteurs sont plus pressantes. Toutefois les responsables peuvent renouveler leurs façons traditionnelles d’aborder les problèmes et trouver les moyens pour penser leurs actions avec la complexité. Il est nécessaire d’insister sur la distinction de ces deux notions. Par rapport à la complication, la complexité renvoie à la notion d’imprévu inhérent aux concepts de description et de dénombrement. Ainsi ce terme désigne ce qui nous échappe, ce qu’on ne peut comprendre donc « embrasser » intellectuellement et donc qu’on ne peut maîtriser. Cela entraîne une diversification et une confusion dans les modèles de management, dans la recherche de valeurs et de sens et dans la multiplication des interdépendances…
Devant notre incompréhension de la complexité, nous avons tendance à nous replier sur des outils simples ou simplistes. Nous avons tous un système de représentation de la réalité. Jean-Louis Le Moigne dit « On ne modélise pas le réel, on modélise un point de vue sur le réel ».
Les trois composantes principales qui conditionnent notre représentation sont :
-Notre vision générale du monde grandement constitué par le paradigme dominant de l’époque
-Le contexte dans lequel nous évoluons
-L’intention, la vision ou le projet intime

Une nouvelle ambition pour expliquer la complexité
Descartes et les pères de la mécanique classique se sont penchés sur une volonté prométhéenne d’expliquer la réalité afin de mieux la maîtriser. Cette ambition s’est évanouie au XXème siècle en même temps que le paradigme analytique. Des certitudes déçues, des crises de toutes natures, un désenchantement notoire côtoie désormais des avancées sociales et techniques considérables. Concevoir de manière plus globale cet environnement paradoxal est une nécessité en utilisant une pensée complexe. Alors pourquoi ajouter une pensée complexe dans un monde compliqué. En fait il ne s’agit pas d’ajouter artificiellement des difficultés chronophages mais de donner des moyens pour poser les problèmes. On ne trouvait pas de problèmes complexes devant des situations inexplicables. Les maladies virales et bacillaires avant Pasteur n’étaient pas vécues comme complexe mais restaient incompréhensibles. De même les progrès dans le domaine de la recherche fondamentale ou appliquée posent sans cesse de nouvelles questions qui appellent une nouvelle façon de penser. Les nouveaux problèmes se seraient de toute façon présentés à la perspicacité des chercheurs en cessant de chercher à comprendre la complexité. Notre ambition est modeste bien évidemment devant ce paradoxe, nous souhaitons simplement proposer des outils innovants qui interrogent les méthodes de pensée dans le domaine de la qualité des prestations.

Manager dans et avec la complexité 
Il convient de changer de logique dans un contexte où se côtoie des disciplines méthodologiquement différentes. Il faut noter que les protocoles de recherche qui ont abouti à l’instauration des cours de méthodologie de la recherche et à la rédaction des manuels de méthodologie ne remonte sauf exception qu’à la moitié du XXème siècle. On peut considérer le statut des disciplines et nous verrons le lien avec la complexité et la difficulté des échanges entre les praticiens et les qualiticiens.
Il existe d’abord les disciplines à statut dit « supérieur » comme la physique dont la « scientificité » est incontestée, leur visée est d’établir des lois expliquant les phénomènes par les relations causales entre les faits. Il existe ensuite les disciplines à statut élevé dont l’apport au bien-être de l’humanité est incontestable comme la médecine ou le génie qui cherchent à mieux maîtriser les modifications adaptatives du corps dans l’environnement physique pour mieux vivre et vivre mieux. Les sciences sociales et humaines se soucient moins d’intervention comme le font les disciplines à visée formative, elles ont pour objectifs d’établir l’état des lieux avec les éléments constitutifs et comprendre le sens des événements. Enfin les disciplines formatives sont censées enrichir par la recherche la formation et la pratique des métiers et des professions dans lesquelles il s’agit de « bien faire » dans des contextes complexes avec les seules ressources disponibles et avec des acteurs dont on ne peut négocier la présence.
Ce tour d’horizon disciplinaire nous amène à penser quels sont disciplines sont concernés dans le contexte que nous étudions ? En fait toutes celles cités ci-dessous avec un statut scientifique plus ou moins affirmé sont concernées. Ce qui nous amène notamment à proposer l’hypothèse de la complexité du contexte des établissements médico-sociaux.

Approche pratique versus approche scientifique
Il convient ensuite de préciser les conséquences des interactions disciplinaires dans notre domaine d’étude. Une réflexion ayant pour fonction de fonder ces pratiques professionnelles sur des bases scientifiques « éprouvées » est imposée à ces disciplines une fois qu’un statut universitaire leur est accordé. Les solutions envisagées sont soit de poursuivre un projet de connaissances « scientifiques » qui pourraient inspirées la réflexion des praticiens ou s’inspirer de disciplines polytechniques comme la médecine pour fabriquer ou évaluer des outils ou des procédures qui seront proposées aux praticiens.
Il en résulte que la majorité des chercheurs des disciplines formatives vont être tentés d’emprunter leurs protocoles de recherche aux autres disciplines comme sources contributives ou fondatrices. Toutefois les objets et dispositifs de recherche ne s’adapte pas facilement les uns aux autres. Ainsi on peut observer deux conséquences :
– un attitude dogmatique des utilisateurs des disciplines scientifiques : le statut scientifique ne se transfère pas automatiquement, et l’adoption sans adaptation de disciplines visant la connaissance théorique des phénomènes sociaux ou psychologiques sacrifient la démarche visant des savoirs d’actions.
-Une dissonance entre les processus importés et la suite des opérations techniques

Le principe dialogique et la modélisation systémique
Le principe dialogique proposé par Edgar Morin présente des logiques différentes qui sont complémentaires, concurrentes ou parfois antagonistes. Ces logiques sont souvent présentes en contexte complexe. Voici quelques exemples de principes dialogiques :
Ordre/désordre, normal/marginale, théorique/pratique, spécialiste/généraliste ainsi que concret/abstrait. C’est sur ce dernier principe que nous nous sommes appuyés.
Mettre en valeur les apprentissages implicites dans les processus de formation et utiliser le concept d’abstraction dans ce domaine, tels sont les buts recherchés dans la méthodologie des plans d’abstraction que nous avons développée.
Un système selon la modélisation systémique est « un ensemble d’éléments organisés en interaction complexes en vue d’une finalité dans un environnement changeant »4 à la différence de l’approche analytique qui découpait la réalité en morceaux pour l’analyser plus facilement. Il s’agit donc dans ce modèle de mettre l’accent sur l’interaction et la finalité. Ainsi dans un système informatique on s’interrogera sur les interactions de même sur les liens entre les « process » dans la cartographie des processus, ce qui sera mis en évidence dans les outils que nous proposerons.
Cette méthode permet d’expliciter les pratiques avec une approche différente de celle de Vermesch. Basé épistémologiquement sur les principes dialogiques de Morin, elle permet de s’interroger en construisant un questionnement de plus en plus solide.

Un exemple parmi beaucoup d’autres…
Mon parcours d’infirmier et de formateur m’a permis d’améliorer cette méthode de questionnement. L’exemple princeps est celui de la réfection d’un pansement. Le tuteur expose les détails nécessaires à une élève infirmière pour réaliser un pansement chez une personne âgées porteuse d’une escarre fibrineuse. Nous lui proposons de répondre aux trois premières questions de la méthode des plans d’abstraction: Comment réaliser ce soin? ( valable aussi pour un acte de pensée)-Pourquoi le réaliser ainsi? -et Quels critères régissent cet acte? Les réponses qui construisaient un soin stérile (car il ne fallait pas que la plaie soit infectée car le critère était l’asepsie ont été nombreuses) ont mis en évidence que c’est dans l’erreur reconnue et en faisant que l’on apprend …
La mulitiplication des exemples vécus avec les apprenants m’ont permis de considérer que cette méthode permettant d’envisager la complexité et donc de la traiter. En effet il n’est pas rare que l’on analyse des conflits entre 2 voire de nombreux critères.
Nous avons construit nos formations sur la base de protocoles pour permettre une approche des pratiques vers les bonnes pratiques selon le schéma des approches que nous avons proposé par ailleurs. En utilisant nos outils et notamment cette méthode d’analyse, nous proposons des formation interactives utilisant les médias et un parcours méthodologique. Cette innovation pédagogique peut être couplé à un audit ciblé concernant le sujet de la formation.

Expliquer les intentions, le contexte et les interactions
Le partage des approches met en évidence une « lecture » différente de chaque intervenant. Pour mettre en lumière sa vision il convient :
-de les proposer d’une manière claire
-d’avoir une méthode connue de tous qui simplifie la démarche
-de les confronter dans une attitude ouverte à un auditoire tolérant au changement.
-de disposer d’un vocabulaire et d’une grille d’analyse commune et solide
Les limites de cet outil est qu’il soit comme les autres outils présentés ci-dessous utile, utilisables et utilisés.
A travers l’explicitation et la recherche de sens, nous pouvons parcourir avec ces outils sans grande prétention, les critères du modèle systémique que sont la finalité et l’interaction tout en l’utilisant dans l’audit et la formation avec de nombreux professionnels.

Nous formulons ici de sincères remerciements à Dominique Genelot ( double formation initiale d’ingénieur et sciences de gestion auteur de l’excellent ouvrage  » Manager dans la complexité ») et Walter Baets (à intègré « The Camp » à partir du 1er août, professeur d’économie est actuellement directeur de la Graduate school of business à l’université du Cap en Afrique. Auteur de nombreux ouvrages notamment sur l’impact des nouvelles technologies sur les organisations). J’ai pu échanger à ce sujet avec ces deux spécialistes.

Actuellement en reconversion professionnelle, je suis disponible pour des missions ou du salariat. 

Publié par thierry sur 20 novembre 2017

Externaliser la démarche qualité

La suite imaginor.org s’enrichit:

Sur le terrain nous avons observé de nouveaux  besoins.

Ainsi  2 constats s’imposent:

-la méthode PDCA est incontournable, reprise dans les normes ISO et la certification HAS

-mais elle est peu utilisée ou pas connue.

Nous avons développé un nouveau module qui permet aux équipes de se questionner, de communiquer, de structurer leur démarche.

Elle invite les participants à se questionner via un parcours, elle peut s’appuyer sur la suite logicielle scénari platform notamment Topaze; voici le parcours:

Les équipes sont invités à se questionner sur les pratiques, les évaluations et les améliorations de ces pratiques. En s’attendant sur  ces trois items, on pourra  appliquer la méthode des plans d’abstraction ( cf articles).

 

 

Imaginons une action au regard d’un référentiel préconisé par une évaluation interne ou externe:

Participation des résidents

Pratiques ou prestations: le professionnel décrit la prestation et éventuellement  pourquoi cela est réalisé de cette façon et avec quels critères; ensuite il décrit les actions d’évaluation et d’amélioration.

Nous avons parcouru le PDCA sauf le « plan » que le qualiticien aura préalablement effectué. Mais d’un manière plus ludique, plus participative, plus méthodique et plus simple.

Cet outil lie l’analyse des pratiques et la formation, coup double.

Les équipes et les autorités de tutelle vous en seront gré…

Publié par thierry sur 11 mai 2017

Un nouvelle méthode « dégraissée » pour la démarche qualité

Un processus est un ensemble d’activités coordonnées qui permet de réaliser une tâche et d’obtenir un résultat prévu.

L’approche processus est un concept fondamental en management de la qualité mais c’est une approche parfois complexe. On doit considérer qu’essentiellement le processus doit apporter une valeur ajouté entre un élément d’entrée et un élément de sortie ponctuée par une succession de tâches. Il faut donc identifier, hiérarchiser, analyser et optimiser les nombreux sous-processus qui le composent.

Les interrelations sont prises en compte et sont améliorées ( modèle systémique). Cette méthode peut être intégrée avec d’autres méthodes comme la méthode stratégique de résolution des problèmes (école de Palo Alto) et les outils intégrés que nous proposons par ailleurs ( formations ciblées, intranet, approche par les plans d’abstraction…).

Ces outils n’ajoutent pas une surcouche puisqu’ils visent la simplicité et l’amélioration de la qualité et la gestion des risques dans les domaines de la santé, sécurité et environnement et dans différents secteurs (santé, tourisme, industrie, formation…).

L’utilisation des indicateurs est un autre élément essentiel de la démarche qualité, il faut toutefois pouvoir aller au-delà des grilles, en se positionnant au-delà des couples d’opposé (qualité/quantité, singulier/universel…). La méthode des plans d’abstraction notamment s’intéresse à ce concept.

La maîtrise statistique des processus est issu de l’industrie et semble bien adapté lorsqu’elle est appliquée dans le domaine de la santé notamment.Il convient se simplifier la démarche pour qu’elle puisque être moins chronophage sans sacrifier son efficacité. C’est ce que nous allons proposé ici.

Cette méthode d’amélioration continue de la qualité applicable au secteur du soins, mais pas seulement, est basée sur le suivi chronologique d’indicateurs pré-établis.

 

Si un processus ou une prise en charge des soins est décliné par un (ou plusieurs) indicateur(s), alors la MSP va permettre le suivi et l’identification du comportement de cet indicateur en analysant sa variation. Nous pouvons appliquer cette méthode en totalité alors que classiquement cette méthode nécessite des ressources humaines (professionnels de la qualité, statisticiens, expertise MSP) et matérielles (informatisation, base de données) importantes.

La construction du système dans son intégralité nécessite l’agencement des briques suivantes sans être trop chronophage en s’intégrant aux exigences des structures.

-un intranet

-des méthodes ( cartographie d’analyse, plans d’abstraction, résolutions stratégiques des problèmes)

-et éventuellement des outils déclinés sur notre site ( formations ciblé, formations guidées, recueil données…) mais aussi la réalisation d’outils personnalisés.

Pour revenir à la MSP, il peut exister des causes spéciales, irrégulières, inhabituelles et pour lesquelles une étiologie doit être retrouvée : le comportement de l’indicateur n’est alors pas prédictible ;des causes communes, fréquentes, aléatoires, structurelles, inhérentes au processus seront dans ce cas étudiées.

Dans un deuxième temps on peut diminuer une variabilité résiduelle trop importante, due aux causes communes, en modifiant le processus lui-même.Cette méthode peut être intégrée dans la procédure de certification des établissements de santé.

En Pratique

Les outils open source sont sollicités. Nous mettons d’abord en place un intranet, puis un système s’inspirant de la MSP et donc :

-Un cartographie des processus

-un recueil d’information propre à la MSP,  jusqu’au recueil des données et leur analyse.

Typiquement les graphiques de données sont comparés à une référence.

Ci dessous nous pouvons constater l’amélioration d’un processus entre les premiers et les deuxièmes graphiques. Dans les histogrammes par exemple, le deuxième la distribution est plus conforme à une courbe de Gauss ( loi de Poisson et Poisson-Laplace) ce qui permet de juger si les  services ou produits sont conformes aux exigences et spécifications, en situant la dispersion et le centrage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-un système de suivi et d’amélioration des données et donc de la démarche qualité est présenté dans le site internet/ intranet comme l’ensemble de la démarche.

Cette approche permet donc notamment un gain de temps précieux tout en satisfaisant aux exigences connues:

  • Exigences réglementaires
  • Communication entre acteurs du changement facilitée et implications facilitées
  • Prise en compte des contraintes par l’approche processus cartographiée

Ce projet est en phase d’être mis en place dans un panel de 6 établissements dans le secteur de la santé.

Outils sous licence

Informations sur demande

Publié par thierry sur 10 avril 2017

Un changement de paradigme avec un QR code pour améliorer les pratiques.

Un QR code demain dans vos EHPAD ou établissements?
Agora d’imaginor. org fait preuve d’innovation. Un changement de paradigme:  Un QR code demain dans vos EHPAD ou établissements?

Des Qr codes pour évaluer les pratiques

Avec notre nouvel outil, le recueil, le traitement, le suivi des informations mais aussi la réception de données  se réalisent notamment mais pas seulement sur le terrain. Comment? Grâce à des QR code placés dans des endroits stratégiques ou dans des classeurs et affiches qui permettent des échanges entre le qualiticien, les cadres… et les équipes , les familles… ou intervenants et dans les tous les sens.

Plus précisément, la tâche est menée avec le remplissage d’informations sur un formulaire grâce à un smartfone ou une tablette ( IDEC par exemple), après avoir effectué une pratique, une évaluation ( système PEA) et flasher le QR code. Ensuite le qualiticien  propose ou apporte éventuellement la ou les améliorations adaptées et le suivi. Il intègre les données éventuellement à des fins décisionnelles ( la plateforme intranet est là pour ça). Le praticien peut aussi consulter le site intranet pour obtenir un renseignement ( par exemple sur les bonnes pratiques ou un mini-formation vidéos ou animés…).

Les QR codes peuvent être regroupés dans un classeur.

ordi-tablette

Vous ne pensez pas que les autorités de tutelle, les familles notamment seraient intéressées? Nous en saurons plus en déployant les outils dans les EHPAD, ce qui débutera en janvier ou  mars prochain ( des établissements sont déjà partants). Vous en êtes?  A ce jour, il reste encore des possibilités gratuites.

Une note de service sera donc publiée pour fixer les règles d’utilisation des smartfones dans l’établissement, de même un protocole concernant les règles d’hygiène, la désinfection et plus généralement l’utilisation adaptée des smartfones ( là c’est le qualiticien qui parle).

cf http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1098723/fr/programme-national-de-lutte-contre-les-infections-nosocomiales ou http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2022303/fr/iqss-2016-recueil-generalise-des-indicateurs-du-theme-infections-associees-aux-soins-ias.

Une tablette ou des tablettes de l’établissement peuvent être utilisés. On peut aussi utiliser les désinfections de surface pour smartfones et tablettes et le lavage des mains…

Pour la formation aussi

Comme pour les classes inversées, les informations recueillies sont un trésor d’informations pour améliorer les pratiques et pour adapter les contenus et les contenants de formation. Imaginez! Les apprenants soumettent avant ou pendant la formation ( sondage) des informations pour bénéficier d’une formation plus adaptée.

Je ne peux décrire toutes les innovations apportées avec cet outil ( revenez nous voir pour cela), car il s’agit d’un outil qui change la donne, il ouvre des portes , il complète harmonieusement les autres outils imaginor.org « Agora ».

Exemple:

-Une infirmière répond à un questionnaire qui sera analysé par le qualiticien. Les informations sont intégrés automatiquement dans la plateforme intranet de l’établissement , analysé ensuite grâce à la cartographie et la méthode des plans d’abstraction, le système PEA ( prestation, évaluation, amélioration)… Vous constatez par l’exemple que les outils Agora sont complémentaires et simplifie grandement la démarche qualité et la gestion des risques. en outre cela permet d’économiser temps et argent…

 

-En retour une infirmière peut consulter les bonnes pratiques liées au questionnaire proposé et donc à une pratique particulière ou consulter une formation en ligne.

-Lors d’une réunion, les participants peuvent interagir.

-La fille d’une résidente déclare un événement indésirable.

– etc, etc

-…

L’affiche mentionnant le QR code est assortis d’une information ou pas.

 

Un petit détour personnel

Vous connaissez la question discutable posée aux artistes: quel est l’oeuvre que vous préférez parmi vos créations? Je ne me compare pas à un artiste mais j’ai un propension à créer et j’ai l’avantage de cumuler plusieurs casquettes:

-Domaine d’intérêt: les sciences humaines ( formation en épistémologie et communication thérapeutique).

-Expériences: praticiens ( infirmier de formation, formateur en gérontologie), qualiticien ( démarche qualité et gestion des risques), intégrateur informatique ( création d’applis , de contenus de formation, de site internet/intranet avancés…).

Ainsi à la question: quelle création vous satisfait le plus , j’ai tendance à répondre, la suivante. J’adore imaginer des liens entre disciplines, les concepts, les pratiques, cela facilite la création.

Le huitième outil

Nous ajoutons donc un huitième outil qui sera à nouveau testé avec les autres prochainement dans plusieurs EHPAD. Les outils forment désormais une suite cohérente. Vous pouvez demander qu’ils soient installer gratuitement.

Les outils ne cessent de s’ajouter et de s’améliorer en restant adaptés, cohérents, efficients, innovants…

Vous voulez parler à un praticien/qualiticien , contactez moi.

Nous rappelons que ces outils sont adaptables aux autres établissements qui dispensent des soins , des prestations diverses. Ces outils sont utilisables dans  d’autres secteurs comme l’industrie, la formation, l’agro-alimentaire, le tourisme…il suffit pour cela d’adapter la cartographie d’analyse.

 

Le présent article décrit un outil sous licence,comme pour tous les outils de ce site, la date de publication sur les réseaux sociaux atteste du degré d’avancement de l’outil. Cela permet à l’auteur de prouver éventuellement de l’antériorité de cet outil par rapport à d’éventuels outils commerciaux similaires. A notre connaissance aucun outil de ce genre est sous licence.

 

Publié par thierry sur 25 septembre 2016

Installation gratuite de nos outils pour la démarche qualité et la gestion des risques

 

sans-titrePourquoi une offre gratuite?

Pour vous permettre d’utiliser et d’évaluer l’originalité de nos outils afin d’entretenir ensuite des échanges à bénéfices réciproques.

Ainsi vous utilisez sans prendre de risques,  vos outils configurés selon vos besoins, et si cela vous convient nous pourrons aller plus loin ensemble ( formations, audits sur site, évolutions des outils, appel  à des experts…). C’est donc non seulement une utilisation gratuite des outils mais aussi un accompagnement que nous vous proposons.

Les outils ne sont pas utilisables librement sans accord du concepteur, ils sont déposés et sont sous licence.

Les outils développés et présents sur ce site peuvent être désormais installés gratuitement pour vous aider dans la démarche qualité et la gestion des risques dans le secteur des établissements médico-sociaux et aussi dans d’autres domaines ( industrie, tourisme, hotellerie, formation…).

Vous aurez à votre disposition: un site internet- intranet, une cartographie pour faciliter la démarche d’amélioration continue de la qualité, un tableau de bord décisionnel et les autres outils inédits du projet « Agora ».

Il est dépassé le temps ou on ne pouvait avoir recours seulement:

  • à des fichiers excel ou word
  • à un logiciel usine à gaz trop complexe
  • à des applications qui nécessitent d’être toujours accompagné pour maîtriser les utilisations de bases.

Les pré-requis pour utiliser ces outils sont de savoir remplir des formulaires et des tableaux via internet mais nos conseils ne s’arrêtent pas là.

Des installations du projet Agora d’imaginor.org sont d’ores et déjà prévus dans certains EHPAD.

Nous vous proposons  une assistance et des outils inédits déposés sous licence qui sont un véritable accompagnement pour aller plus loin.

Les outils proposés dans le site ne sont utilisables que par les personnes autorisées par le concepteur du projet « Agora »? Ces outils sont détaillés sur le site http://www.imaginor.org/ProjetAgora/ et notamment dans l’article http://www.imaginor.org/ProjetAgora/2016/09/05/outils-demarche-qualite-4-septembre-2016/

Ces outils sont susceptibles d’être améliorés  et feront l’objet d’articles réactualisés.

En cas d’impossibilité de répondre correctement aux demandes par manque de temps, le choix d’installer les outils appartient au concepteur.

Outils sous licence:

https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/fr/
Attribution + Pas d’Utilisation Commerciale + Pas de Modification (BY NC ND) : Le titulaire des droits autorise l’utilisation de l’œuvre originale à des fins non commerciales, mais n’autorise pas la création d’œuvres dérivés.

 

 

Publié par thierry sur 18 septembre 2016

Méthode d’analyse, pour les formateurs, auditeurs…sous licence CC.

articles et schéma sous licence CC
Une méthode d’analyse pour la formation, les audits etc

J’ai choisi d’illustrer la méthode des plans d’abstraction par ce schéma. Les numéros permettent de situer le cheminement, nous y reviendrons dans d’autres épisodes.

Le schéma 1 représente la vision que nous avons parfois de données que nous tenons pour des certitudes. En fait des indices nous propose de penser autrement, en 2 ce sera l’ombre portée.

Le questionnement propre à la méthode que je rappelle ici est, comment construisez-vous  vous ce raisonnement, cet acte..?  ici comment voyez-vous cette image (phase descriptive) qui devient dans l’analyse d’une pratique comment effectuez-vous cet acte ( question 1 posée à un praticien). Le praticien va souvent et seulement décrire un rectangle bleu.

Dans la phase 2, nous invitons à répondre au pourquoi, dans le cas d’un tutorat , en montrant le schéma 2, l’indice permettra à l’apprenant ( même s’il y a en l’occurrence 2 apprenants en présence) de reconnaître l’humilité nécessaire dans tout art de penser.

La réalité est en effet toute autre en 3, et cette certitude ( existe-t-elle vraiment) pourra permettre d’étayer ( puisque ce schéma est une métaphore de construction ) notre raisonnement.

Passons à un exemple, rappelons ici que cette méthode peut être employée dans de nombreux domaines. Je rappelle que j’utilise cette méthode depuis 3 ans en formation et audit.

Exemple:

Une élève infirmière fait un pansement

1/ Comment ==> comment cet acte est construit?

2/Pourquoi ==> elle utilise des connaissances, sont-elles solides?, phase de la mise à distance critique

3/Sur quel éléments (c’est la qualis grec d’ou le nom de mon nouveau site euqualis.com) la connaissance, le raisonnement, le faire, l’agir… s’appuient-t-ils? les règles d’asepsie? sont-elles toujours prévalentes?   exemple d’une plaie ou la désinfection n’est pas prioritaire , fibrine avec nécessité de macrophages.

4/ Comment repenser cet architecture?  notamment au regard notamment de l’article de Thomas Pradeu paru dans « Nature review immunologie » en octobre 2013.

Extrait: En octobre 2013, la revue Nature Review Immunology a affiché en couverture un article décisif, puisqu’il remet en cause le paradigme fondateur de l’immunologie : la distinction « soi/non-soi ». Selon le modèle standard de la discipline, les anticorps (produits par les lymphocytes, une classe de globules blancs) s’occupent de détecter tout corps étranger (antigène) présent dans l’organisme et de le détruire. Le système immunitaire est donc raciste : pas de place pour l’étranger défini comme le « non-soi » !

Lien: http://www.scienceshumaines.com/comment-on-devient-unique_fr_32031.html

La suite au prochain épisode…vous verez que le schéma ci-dessous donne beaucoup de grain à moudre.

Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 France (CC BY-NC-ND 3.0 FR)
Publié par thierry sur 18 octobre 2015

Méthode d'analyse, pour les formateurs, auditeurs…sous licence CC.

articles et schéma sous licence CC
Une méthode d’analyse pour la formation, les audits etc

J’ai choisi d’illustrer la méthode des plans d’abstraction par ce schéma. Les numéros permettent de situer le cheminement, nous y reviendrons dans d’autres épisodes.

Le schéma 1 représente la vision que nous avons parfois de données que nous tenons pour des certitudes. En fait des indices nous propose de penser autrement, en 2 ce sera l’ombre portée.

Le questionnement propre à la méthode que je rappelle ici est, comment construsez-vous  vous ce raisonnement, cet acte..?  ici comment voyez-vous cette image (phase descriptive) qui devient dans l’analyse d’une pratique comment effectuez-vous cet acte ( question 1 posée à un praticien). Le praticien va souvent et seulement décrire un rectangle bleu.

Dans la phase 2, nous invitons à répondre au pourquoi, dans le cas d’un tutorat , en montrant le schéma 2, l’indice permettra à l’apprenant ( même s’il y a en l’occurrence 2 apprenants en présence) de reconnaître l’humilité nécessaire dans tout art de penser.

La réalité est en effet toute autre en 3, et cette certitude ( existe-t-elle vraiment) pourra permettre d’étayer ( puisque ce schéma est une métaphore de construction ) notre raisonnement.

Passons à un exemple, rappelons ici que cette méthode peut être employée dans de nombreux domaines. Je rappelle que j’utilise cette méthode depuis 3 ans en formation et audit.

Exemple:

Une élève infirmière fait un pansement

1/ Comment ==> comment cet acte est construit?

2/Pourquoi ==> elle utilise des connaissances, sont-elles solides?, phase de la mise à distance critique

3/Sur quel éléments (c’est la qualis grec d’ou le nom de mon nouveau site euqualis.com) la connaissance, le raisonnement, le faire, l’agir… s’appuient-t-ils? les règles d’asepsie? sont-elles toujours prévalentes?   exemple d’une plaie ou la désinfection n’est pas prioritaire , fibrine avec nécessité de macrophages.

4/ Comment repenser cet architecture?  notamment au regard notamment de l’article de Thomas Pradeu paru dans « Nature review immunologie » en octobre 2013.

Extrait: En octobre 2013, la revue Nature Review Immunology a affiché en couverture un article décisif, puisqu’il remet en cause le paradigme fondateur de l’immunologie : la distinction « soi/non-soi ». Selon le modèle standard de la discipline, les anticorps (produits par les lymphocytes, une classe de globules blancs) s’occupent de détecter tout corps étranger (antigène) présent dans l’organisme et de le détruire. Le système immunitaire est donc raciste : pas de place pour l’étranger défini comme le « non-soi » ! 


Lien: http://www.scienceshumaines.com/comment-on-devient-unique_fr_32031.html

La suite au prochain épisode…vous verez que le schéma ci-dessous donne beaucoup de grain à moudre.

Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 France (CC BY-NC-ND 3.0 FR)
Publié par thierry sur 18 octobre 2015

Outils déposés à l’INPI et sous licence

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